Autour des mots

Joue, jouons, jouez

09 janvier 2008

Saint-Paul : ses savonnettes, ses peintres. (le chien)

SaintPaulA Saint-Paul de Vence, capitale française de la "peinture aux numéros", il y avait ce tableau lascif, posé sur le macadam de l'une des ruelles du village. 

La croûte était censée représenter un couple délicieux s'offrant au plaisir charnel, enrubanné dans quelques draperies en satin. 

L'insolent soleil de novembre, faisait rebondir sa nitescence sur la surface gouachée, mettant en relief les coups de pinceaux, de truelles ou de taloches amoncelés sur cette ode à la libido prépubère. 

A deux pas du cadre, son géniteur posait, coiffé d'un grand chapeau mou, à la manière de tous les artistes ratés des Alpes-Maritimes qui se prennent pour Cézanne. 

L'homme mangeait des fraises et faisait mine de dédaigner son art et sa toile, posture d'ailleurs que les touristes, à la vue du tableau, imitaient fort bien. 

Je résumerai cette démonstration ainsi : 

Si vous voulez acquérir un savon parfumé aux lavande ou autres fragrances sensuelles pour vos ablutions : rendez-vous à Saint-Paul de Vence. 

Si vous aimez la peinture, allez au musée.

Le Chien

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22 février 2007

Quand le "Sex appeal" (le chien)

corpsJe l’avais tant désiré que j’ai failli mordre quand je lui pris les lèvres pour la première fois. J’avais tellement rêvé la suite que j’ai tout improvisé lorsque j’ai senti sa peau contre la mienne. Je suis entré dans une telle soif de conquête, que je n’ai pas attendu d’accepter ce qu’elle m’offrait, j’ai tout pris ! Elle était mienne. j’ai saisi ses cheveux en les tordant d’une main ferme vers mes pieds, tirant pour qu’elle entâme un cri de douleur avec assez de maîtrise pour qu’elle ouvre la bouche sans émettre le moindre son et qu’elle comprenne que le temps était venu de faire allégeance à mon désir. Comme une enfant qui entamerait une sucette trop grosse pour elle, une ride soucieuse traversa son front pendant qu’elle avala timidement mon sexe bouillonnant. Après la servitude, vint la volonté et enfin le désir de tout carresser, de tout avaler, elle se laissa tellement aller à la gourmandise, qu’une insatiable faim la fit accélérer, entraînée par son propre élan et supportée par mes gémissements, elle continua ses va-et-vient avec une telle voracité libidineuse, que je dû l’arrêter pour ne pas finir dans sa bouche. Nous étions déments, elle était chienne et moi un barbare illettré, incapable de prononcer un mot intelligible, le sang tapait dans mes tempes avec une telle force que le rouge était ma couleur, ma pensée, mon chiffre, mon solo, mon état. Je poussai un grognement sourd qu’elle seule pourrait comprendre et nous entreprîmes une séance de déchirements. Quand j’eus fini d’arracher ses vêtements, je ne lui laissai pas le temps d'achever sa propre tâche. Je réalisai, quand ses atouts me défièrent, qu’elle était maintenant entièrement nue, et que l’important, ce n’était pas moi, c’était ELLE !

Comme un zombi, la première chose que j’avançai en voyant ce corps magnifique, fût mes mains, avant mon sexe que j’avais presque oublié, tellement je voulait la prendre, la prendre, la prendre…

Je saisi ses cuisses pour encadrer son triangle et prendre une dernière pause …"ta chatte"…..Je ne sais pas si j’ai pensé ce mot ou si je l’ai prononcé, elle était maintenant l’hôtesse qui accueille le voyageur perdu qui a tout donné pour arriver jusqu’à la porte, et qui la découvre au delà de ses rêves.

La nymphe qui appelle Pan.

Baises moi ! 

Elle m’avait invité à entrer, ce que je fis…


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18 janvier 2007

Chicane au café (le chien)

Image_2

Mates un peu ce loufiat derrière toutes ses galtouses de jaffe ! Celui qui porte un valseur taillé pour l'eau dans la cave. Tu y es ? J'ai vu ce plouc engourdir le larfeuille de la pétroleuse qui chauffe son bavard à côté de nous.
En règle générale, je ne fais pas de rebecca pour la fauche mais ici, la victime est gironde.
Tiens dès que notre zig repasse la lourde des cuistances, j'y glisse ma tatane entre les guitares, je récupère le morlingue pendant qu'il se ramasse et je me fait adouber chevalier servant par ces beaux yeux là.

T’es un vrai pigeon ! Ta duchesse est mignonne, mais vous jouez pas dans la même cour. Vise un peu ses salsifis, t'as vu les brillants ? Tu te vois mettre le grappin sur ce genre de pépé ?
À mon avis elle crèche avec ses dabs dans une tôle à Neuilly et toi tu vas passer pour un gentil bouffon.
Son daron va te refiler un peu de pognon pour aller jouer aux billes un peu plus loin en guise de bœuf au persil.
Laisse ce cave peinard, qu'il s'achète au moins un nouveau grimpant ! et puis demande la douloureuse tiens… moi je suis plein.



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11 janvier 2007

Fleur perdue… (le chien)

fleur_perdueVALERE

Hé quoi ? charmante Elise, vous devenez pudique, après les obligeantes assurances que vous avez eu la bonté de me donner de votre vertu ? Je vous vois repentante, hélas ! au milieu de ma joie. Est-ce du regret, dites-moi, de m'avoir fait heureux, et vous repentez-vous de cet ébat où mes désirs ont pu vous contraindre ?

ELISE

Non, Valère, je ne puis pas me repentir de tout ce que je fais pour vous. Je m'y sens envahie par une trop douce puissance, et je n'ai pas même la force de souhaiter que les choses ne fussent pas.

Mais, à vous dire vrai, le succès me donne de l'hésitation, et je crains fort de vous aimer un peu plus que je ne devrais.

VALERE

Hé ! que pouvez-vous craindre, Elise, dans les grâces que vous avez pour moi?

ELISE

Hélas! cent choses à la fois : l'humiliation d'un père, les reproches d'une famille, les moralités du monde ; mais plus que tout, Valère, le changement de votre cœur, et cette froideur criminelle dont ceux de votre entreprise payent le plus souvent les témoignages trop ardents d'une innocente pucelle.

VALERE

Ah! ne me faites pas ce tort de juger de moi par les autres. Soupçonnez-moi de tout, Elise, plutôt que de manquer à ce que je vous honore. Je vous aime trop pour cela, et mon amour pour vous durera autant que ma vie.

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07 décembre 2006

Le déserteur (Le Chien)

cayenne_port_crique2J'ai vu, dans les années 90, en Guyane, un aventurier, je le  qualifierai ainsi. D'aucun dirons bien sûr un va-nu-pieds… Peut  importe, dussiez-vous traiter mon récit de dithyrambe, moi je dit un homme libre.

L'après-midi, les cayennais, jamais étonnés, l'apercevaient parfois,  au détour d'un zinc, jouant des coudes pour ne pas en tomber ou chez "le chinois", quand il achetait sa camelote. Il évitait soigneusement la place des Palmistes, ses commerces métropolitains et ses après-midi "farniente", où les autochtones gisant sur l'herbe grillée, gavés de pina colada s'offraient aux moustiques, comme si un cyphonisme pouvait expier tout leur pêchés.

La nuit, sa méhari jaune, dont les quatre enjoliveurs étaient différents, venait s'échouer dans le "sous-bois" de la préfecture, que les initiés appellent : "La Crique".
Il n'y a qu'un pas à aimer ou détester cet endroit toujours considéré comme le bas-fond de Cayenne. cayenne_la_crique1Ce quartier bigarré, fait de tôles, et autres nobles matières multicolores, possède sa propre économie. Si je devais dresser une anthroposophie de la Crique et vous faire comprendre son écho système, typique des favelas, je commencerai par les putes et je finirai par la chasse au dragon. Rien de très original, baiser et chercher l'oubli sont des activités indémodables, même à l'autre bout du monde. C'est juste la manière dont on les pratique qui semblerait malsain pour un métropolitain fraîchement débarqué. Il est vrai que l'hygiène est l'antonyme des amours en Guyane, où l'on peut, à part le rhume des foins et la myxomatose,  quasiment tout attraper.

Une nuit, notre aventurier dû glisser une confidence sur l'oreiller à la discrétion d'une gagneuse qui fit dire à la rumeur qu'il était orpailleur. C'était sûrement vrai, d'abord parce qu'il réglait ses principales dépenses avec des pépites, mais beaucoup le faisaient et tous n'étaient pas orpailleurs, croyez-moi… Ensuite, peut-être pour attiser la défiance naturelle des commerçants 
chinois qui souriaient beaucoup trop, ou pour faire rire les filles,  il portait, un collier de chalcopyrites qu'il avait enfilé comme une clinquante déhiscence. Crescendo et allegro, les plus petites menteuses entouraient son cou tanné et amenaient les trois plus grosses au milieu de son torse débraillé où l'on devinait un vieux tatouage militaire. Il restait quelques jours à Cayenne et repartait à sa taxinomie  disait-il aux condés trop curieux  pour expliquer sa présence en Guyane française.

Cet homme n'avait rien d'extraordinaire, mais je l'avais remarqué à son foutu collier qui m'avait fait cligner des yeux.


Mots obligaroires "13 à la douzaine" n° 4

Posté par Christine_ à 21:05 - Le Chien - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 novembre 2006

13 mots sur un blogueur (Le Chien)

Juste une petite précision : Merci Le Chien pour ta brillante participation mais les mots employés sont ceux d'un jeu précédent. Nous aurions grand plaisir à ce que tu réitères avec les mots nouveaux que tu trouveras ICI  de fait nous attendons impatiemment la suite de l'histoire ci-dessous avec les nouveaux mots, bien que... nan je ne dirais pas la fin ;-))

Nous rappelons également que les textes doivent être adressés en cliquant ICI à mcl38 arobase wanadoo point fr et non écrits directement dans les commentaires sauf si vous n'avez pas de boite mail...ce qui serait tout de même étonnant n'est-il pas ?

Bonne lecture et bon courage aux participants


13 mots sur un blogueur

J'ai connu un fainéant invétéré, qui disait souffrir d'aboulie, pour excuser sont extraordinaire comportement oisif.
Il ne cessait de rentrer en altercation, avec quelques "besogneux", disait-il, personnes somme toute normales, badaux ou quidams, ayant simplement eu le destin malencontreux de croiser son chemin ou de faire partie de son voisinage.Ces altercations avaient pour cause, le violon d'ingre de notre héros. En effet, c'était un diariste, ce dada ne faisait souffrir, aucun de ses membres engourdis par la paresse, car il était plus exactement blogueur. Il n'avait donc, pour assouvir sa passion, qu'a se vautrer dans un énorme fauteuil ergonomique, devant un clavier azerty digital. Le système digital, dois-je le rappeler, ne demande aucun effort de pression sur les touches, puisqu'il suffit d'effleurer nonchalamment le clavier, pour que ce dernier obéisse instantanément à la passive caresse. De cet Oaristys improbable entre un clavier et un paresseux, est né cette nouvelle lubie : la frappe sans efforts ! Une mise en application de cette bénédiction technologique, à n'importe quelle fin, devait donc inexorablement voir le jour. Il s'est d'abord essayer au piratage, ayant des facilité pour les mathématiques et la logique du langage C+. Mais ces équations barbares faisait appels à bien trop de symboles, de raccourcis clavier et donc de combinaisons compliquées et fatigantes pour des doigts alanguis. Son esprit trublion fini par assouvir sa soif d'incongruités en imaginant des pamphlets médisant sur son entourage. Il créa donc un blog, qui avait pour nom "la rainette", était-ce d'une tendresse particulière pour ce batracien que lui vin cette idée… Je l'ignore. Toujours est-il qu'après un cours préambule expliquant sa démarche sur sa page d'accueil, qui se voulait être -excusez cet oxymore- une excuse malveillante sur sa future démarche a déblatérer sans calomnier ni passer outre le respect de la vie privé de ses voisins, qui n'en feraient jamais tout un pataques. Bien sûr il rata complètement ce tour de force et viola sans autre forme de procès, toutes ses vies privés vicinales.Au hasard des recherches, la sérendipité que peut offrir certain moteurs de recherche sur internet fît tomber un de ses voisin sur son fameux blog. Cet homme, assureur de son état, voyant sa prétendue vie, affiché sur le web dans une fiction de pourvoyeur de caisse de retraite, téléphona, magnanime, et demanda poliment à notre carnetier d'effacer au moins son nom de famille de la grande toile, pour éviter, à part la stupeur de ses proches, les désagréments professionnels, que cette mauvaise publicité allait certainement engendrer. Notre blogueur, enflammé par sa nouvelle création, l'éconduit très sèchement, prétextant qu'il n'avait a faire qu'a un béotien qui ne pouvait apprécier à sa juste valeur toute la beauté artistique et littéraire que dévoilait à tous les internautes béa, ses pamphlets merveilleux.L'assureur, fini par prévenir toutes les autres victimes du secteurs et ils firent un conciliabule.
On retrouva notre écrivain encastré dans sa voiture et elle même contre un arbre.
Détail anecdotique, son assurance expirait la veille de son accident.

Posté par Christine_ à 18:38 - Le Chien - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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