10 novembre 2006
Pipi en plein vol (Marcel)
En état d'aboulie depuis des mois, j'ai la chance de recevoir un billet d'avion aller-retour offert par mon beau-frère. Un être magnanime au don de sérendipité reconnu qui veut m'aider à changer d'air. À fuir le grand froid canadien. À passer quelques semaines en France. Direction donc : Paris.
L'avion venait de décoller et au bout de quelques bonnes minutes, me voilà au-delà des nuages... la perspective de vivre une nouvelle oaristys (à la sauce french kiss) me ravive le coeur. Il fait nuit et je me remémore subitement, inspiré par un ciel pur gravé d'étoiles, ce célèbre oxymore de Corneille "cette obscure clarté qui tombe des étoiles".
Juste à côté de moi, moi près du hublot, un sac. Et près du sac un type, un diariste probablement. Il tient d'une main un bloc-notes, de l'autre un crayon et somnole. Ses paupières cillent légèrement. Entre nous deux, un sac à dos! Ça choque a priori mais ... y a pas foule dans le 747. Ça se passe juste après les piratages d'avions du 11 septembre. Normal donc,vu le nombre de places inoccupées, un sac à la place d'une place passager, c'est sûrement pas sage mais ce n'est que passager, pas de quoi crier au viol...du règlement. Eh, oui, je veux bien y croire sauf... que d'une des poches du sac surgit une tête toute verte, gluante, avec de gros yeux qui me toisent bizarrement. Une rainette! Comme j'ai une trouille bleue des grenouilles vertes, je pâlis, je rougis, je verdis, je bleuis. Je me lève brusquement, cale mon dos sur le hublot et bégaie, apeuré, au type à côté :"hé, m..sieur c'est c'est à vous ça?". Lui, réveillé, sursaute, marmonne, comprend vite le burlesque de ce qu'il en est et s'empresse, après avoir rangé son bloc et son crayon, de remettre la grenouille dans la poche. Ensuite, il se dit en se tortillant la tête et en riant, les yeux narquois et moqueurs "Oh! la la, quel énorme pataquès! Pâte à caisse? Pas ta caisse? me dis-je.. serait-ce une injure codée de blogueur espagnol? Il est vraiment culotté ce trublion, non seulement il viole le règlement en faisant monter à bord une grenouille mais en plus il m'insulte. J'écume de rage et vois déjà une vive altercation à l'horizon quand soudain je sens mes narines piquées par... une odeur de pisse! Une grenouille ça pisse peu et même si...l'odeur est bien trop forte! Ptet le type? ou les voisins du devant ou de l'arrière? Qui donc a pu faire ça? Hélas! la petite flaque est bien là, à mes pieds, pointant de ses reflets le pisseur. Mes chaussettes mouillées de confirmer, c'est bel et bien moi! Comme une moutarde qui monte au nez, la honte m'inonde les joues. L'effet de la bière? de la peur? ou des deux? Heureusement que mon pantalon est de couleur noire et comme préambule à un voyage qui se veut cure, ce n'est pas une sinécure
rappel de la consigne ==> ici
26 octobre 2006
Auteur Marcel
(Tout en calembours, mais il me semble que tout y est)
Elle, lui et moi (?)
Lui cherchant bada : allez! à toi rate à nazis, bacchante qui rit!
Elle (en châle) : oups! je suis une odalisque! et toi tu pues! camembert de gulag!
Lui : je ne pue pas car y a Tide.
J'endosse copie, partez! nos gènes... aise. Car la grippe, oui ça s'attrape.
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Auteur Marcel
Rencontre aléatoire
C'était un 13. Anasthasie puait le camembert. Moi, le satrape des odalisques, je la fixai. Elle qui portait bada de bacchante, fut gênée, comme soumise à endoscopie ou enfantée par parthénogénèse et s'attendait à une kyrielle d'injures. La baiser? Oh! que nenni! autant me prier de sculpter une cariatide dans un gulag ou à bord d'une chaloupe. Fuyons! triskaidékaphobie oblige.
triskaidékaphobie n'était pas prévu au programme mais on le garde ;-)))
Les règles du jeu ==> ici Vous avez encore jusqu'au 31 octobre pour envoyer votre texte à contact ou l'inscrire dans les commentaires de ce billet
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