04 février 2007
Elise en Marianne ? (Modillon)
VALERE : Hé quoi ? charmante Elise, vous devenez politique, après les
obligeantes assurances que vous avez eu la bonté de me donner de votre
roi ? Je vous vois comploter, hélas ! au milieu de ma joie. Est-ce du
regret, dites-moi, de m'avoir fait heureux, et vous repentez-vous de
cet établishement où mes voeux ont pu vous contraindre
ELISE : Non, Valère, je ne puis pas me repentir de tout ce que je fais pour vous. Je m'y sens enchainée par une trop douce puissance, et je n'ai pas même la force de souhaiter que les choses ne fussent pas. Mais, à vous dire vrai, le succès me donne de la bravitude, et je crains fort de vous aimer un peu plus que je ne devrais.
VALERE : Hé ! que pouvez-vous craindre, Elise, dans les cadeaux que vous avez pour moi
ELISE : Hélas! cent choses à la fois : le jugement d'un père, les reproches d'une famille, les scandales du monde ; mais plus que tout, Valère, le changement de votre cœur, et cette froideur criminelle dont ceux de votre parti payent le plus souvent les témoignages trop ardents d'une innocente candidate.
VALERE : Ah! ne me faites pas ce tort de juger de moi par les autres. Soupçonnez-moi de tout, Elise, plutôt que de manquer à ce que je vous coûte. Je vous aime trop pour cela, et mon amour pour vous durera autant que ma vie.
28 janvier 2007
les prêts à gage (Modillon)
Jeu du paradigme : La consigne ==> ici
VALERE
Hé quoi ? charmante Elise, vous devenez tyrannique, après les obligeantes assurances que vous avez eu la bonté de me donner de votre loi ? Je vous vois grimacer, hélas ! au milieu de ma joie. Est-ce du regret, dites-moi, de m'avoir fait heureux, et vous repentez-vous de cet ensorcellement où mes yeux ont pu vous contraindre ?
ELISE
Non, Valère, je ne puis pas me repentir de tout ce que je fais pour vous. Je m'y sens enchaînée par une trop douce puissance, et je n'ai pas même la force de souhaiter que les choses ne fussent pas.
Mais, à vous dire vrai, le succès me donne de la certitude , et je crains fort de vous aimer un peu plus que je ne devrais.
VALERE
Hé ! que pouvez-vous craindre, Elise, dans
l'intérêt que vous avez pour moi?
ELISE
Hélas! cent choses à la fois : l'apauvrissement d'un père, les reproches d'une famille, les sangsues du monde ; mais plus que tout, Valère, le changement de votre cœur, et cette froideur criminelle dont ceux de votre classe payent le plus souvent les témoignages trop ardents d'une innocente pauvresse .
VALERE
Ah!
ne me faites pas ce tort de juger de moi par les autres. Soupçonnez-moi
de tout, Elise, plutôt que de manquer à ce que je vous coûte . Je vous aime trop pour cela, et mon amour pour vous durera autant que ma vie.