22 septembre 2007
Envolée avant la fin
J'ai eu un flash après avoir vu Le labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro. Je me laisserai pas engrosser par un tortionnaire libidineux.
J'suis pas en train de vous dire que j'veux être caressée dans le sens du poil comme une chatte égarée. J'en ai rien à cirer des peaux mielleuses.
Ce qu'il faut c'est du sexe à piles, une décharge électrique qui vous agrippe les lèvres et fait brailler les nymphes aux sucettes pour que fusion inoubliable il y ait, un instant, à reconstruire encore et toujours.
L'imminent concert où chaque solo devient foudre, là où tout et rien se rejoignent...
Mais c'est pas moi qui me fais baiser, non! Et vous savez pourquoi? Parce que ma vengeance est issue d'un triangle qu'il ne soupçonne même pas. Un pied délivrant et salutaire.
02 août 2007
Tumeur (Maureen M.Quinn)
Mais quel pigeon!
Il aura suffit d'un effleurement de la main pour qu'il accepte, je trouve ça dingue!
Incrédule devant une tâche aussi élémentaire, j'en arrive à me demander si c'est bien en face de l'identifié que je me trouve et non pas un citoyen lambda.
Malheureusement pour lui et heureusement pour moi, cela ne dure qu'un quart de seconde puisque l'instant d'après son oeil gauche se met à clignoter à toute bringue et je n'ai alors plus aucun doute.
C'est déplorable d'en arriver là, je le confesse...mais tout se paye, tôt ou tard...
Le loufiat vient prendre la commande et ce plouc s'étonne de me voir prendre une vodka pamplemousse quand lui ne boit qu'un café.
Je le regarde droit dans les yeux avec un air moqueur et il baisse les siens au bout de trois secondes...
Il a beau ne pas être bavard, il a perdu toute notion du temps. Ses mains se promènent tout le long de la chaise en tôle design. On dirait qu'il cherche à prendre racine dans ce fichu métal.
Je mets donc en marche la pétroleuse qui crèche au creu de mon crâne et j'actionne le mode «valseur»... en trois étapes...
Le zig croit que c'est son pognon qui m'intéresse et je m'amuse à faire mine de lorgner son larfouillet...
Il n'a aucune excuse, alors autant jouer le jeu à 200%...
Je laisse ma tatane sous la table pour aller caresser sa canne qui devient plus lourde et plus pataude encore... A croire qu'il avait été victime de dysplasie osseuse fibreuse façon Jaffe-Liechtenstein!
Mais cela n'eût été qu'une affection bénigne pour payer son existence macabre.
Ce soir enfin, je prouverai au monde que tous les crimes ne restent pas impunis.
31 juillet 2007
La boucle (Maureen M. Quinn)
Un soir d'été parisien, je déambulai sur le bitume chaud et collant des rues ensevelies par la nuit orangée, comme on erre au milieu d'un labyrinthe...
Eh oui! J'avais enfin posé l'ultimatum qui me vaudrait toutes les libertés du monde...
Mon écran interne s'en donnait à coeur joie passant d'un carrefour à un autre avec un sentiment paradoxal mêlant déjà vu et inconnu...Quelle béatitude!
Plus rien ne pouvait m'atteindre désormais, comme si tout le misonéisme porté à mon encontre par ce scélérat ne faisait depuis que décupler mon côté sybarite...
Ses intentions étaient fabriquées dès le début... C'était à perdre patience!
Alors j'en appelais à la vertu de la sagesse, ma sagesse!!!! J'ai mis le feu à cette chimère où je croyais bien faire en m'y réfugiant, l'absolution je la regardais passer sans l'interpeler, je n'avais rien à perdre, je n'avais rien à donner! J'étais celle que l'on n'égorgerait pas car j'ai suivi l'éthique de l'école des proculiens!!! Son langage était rempli de paradoxes futiles, de combinaisons puériles et de pléonasmes insignifiants... On se croyait au vernissage d'un gamin de 4 ans qui expose à la maternelle...
Aujourd'hui, je ne rêve pourtant que d'une étreinte avec un gouffre étroit qui me dirait :
Tais toi et chante!