Autour des mots

Joue, jouons, jouez

25 février 2007

Partie en sucette (Joël)

Elle accepta son baiser du bout des lèvres, les nerfs à fleur de peau, soulagée qu’il s’en aille enfin. Pourtant elle se faisait une joie de passer la soirée avec Julien. Ils s’étaient rencontrés une semaine plus tôt au théâtre. Julien était beau garçon, séduisant, du sex-appeal et elle n’était pas fâchée de faire une petite infidélité à ce goujat d’Antoine qui la baisait bien mais qui la menait en bateau depuis des mois avec son divorce soi-disant imminent. 

Il y avait décidément quelque chose qui clochait avec Julien. Il était arrivé avec un paquet de sucettes. Ensuite pour la séduire, il lui avait joué un solo de guitare maladroit qu’il avait essayé d’agrémenter d’un ding ding au triangle, avec quatre mains c’était déjà difficile mais quand on a quatre pieds, c’est impossible. 

amphitritePlus tard, il lui avait parlé de sa vraie passion, la Grèce antique et la mythologie. Une heure à parler de Pan, de Zeus et d’Héra… tout y était passé, Poséidon, les Nymphes, les Muses, le tonneau des Danaïdes la boite de Pandore. Elle avait espéré quand il s’était lancé dans les aventures extraconjugales d’Aphrodite et les flèches amoureuses de son fils Eros, le petit Cupidon… Elle avait trouvé cela amusant, alors il en avait ajoutée une couche, Léda déguisée en cygne pour séduire Zeus, Le même Zeus en satyre, pour posséder la belle Antiope ; en aigle pour enlever Ganymède ; en nuage, pour plaire à Io. Elle connaissait Io, la génisse des mots croisés… OK ! Mais il y avait aussi Protée transformé en dauphin pour séduire les naïades… 

Tannée par tant d’érudition, elle avait parlé d’un week-end prolongé à Cavalaire en ajoutant qu’il faudrait qu’elle trouve quelqu’un pour garder sa chatte. Il avait immédiatement proposé de prendre Baguera en pension tout en caressant affectueusement l’animal. C’est ce qui avait achevé de mettre à zéro la dernière des velléités libidineuses qu’elle avait éprouvées quand Julien était arrivé séduisant et bronzé, son paquet de sucettes à la main.

Joël


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18 décembre 2006

Pour une nouvelle politique (Joel)

Au cours du siècle, un grand homme de science, tel que Darwin ; un grand poète, comme Keats ; un critique subtil comme Renan ; un artiste accompli, comme Flaubert, ont su s'isoler, se placer en dehors de la zone de connerie où le reste des hommes fait entendre ses clameurs, ils se sont écartés de la pure académie pour réaliser la perfection du talisman qui était en chacun d’eux, avec un avantage incalculable pour eux et à celui infini et éternel du monde entier. Il faut leur écrire de belles épitaphes.

Néanmoins, ce furent des exceptions.

La majorité des hommes gâche son existence par un altruisme malsain, exagéré, et en somme, ils le font par nécessité. Ils se voient au milieu d'une hideuse pauvreté, d'une hideuse laideur, d'une hideuse misère. Ils sont fortement impressionnés par tout cela, c'est inévitable.

L'homme est plus profondément agité par ses émotions que par son intelligence, et comme on pouvait déjà le lire écrit en hiéroglyphe sur les obélisques ou autres ithyphalles que dressaient les pharaons, il est bien plus facile de sympathiser avec ce qui souffre, que de sympathiser avec ce qui pense. Par suite, avec des intentions admirables, des justifications touchant au charabia le plus creux et mal dirigé, on se met très sérieusement, très sentimentalement à la besogne pour remédier aux maux dont on est témoin. Mais vos remèdes ne sauraient guérir la maladie, ils ne peuvent que la prolonger, on peut même dire que vos remèdes font partie intégrante de la maladie.

Par exemple, on prétend résoudre le problème de la pauvreté, en donnant aux pauvres de quoi vivre, ou bien, d'après une école très avancée, en amusant les pauvres. C’est comme si l’on voulait attraper la misère avec des amanites tue-mouches, l’amanite ne tue que ceux qui l’ingèrent, pas ceux qui la digèrent. 

De cette manière on ne résout pas la difficulté, on l'aggrave, le but véritable consiste à s'efforcer de reconstruire la société sur une base telle que la pauvreté soit impossible. Et les vertus altruistes ont vraiment empêché la réalisation de ce plan. On connaît l’exemple des adeptes de la cynégétique qui donnent du gibier à des végétariens

Les pires possesseurs d'esclaves étaient ceux qui témoignaient le plus de bonté à leurs esclaves, et empêchaient ainsi d'une part les victimes du système d'en sentir toute l'horreur, et de l'autre les simples spectateurs de la comprendre, ainsi, dans l'état actuel des choses, les gens qui font le plus de mal, sont ceux qui s'évertuent à faire le plus de bien possible. C'est au point qu'à la fin nous avons été témoins de ce spectacle : des hommes qui ont étudié sérieusement le problème, qui connaissent la vie, des hommes instruits en arrivent à supplier le public de mettre un frein à ses impulsions altruistes de charité, de bonté… Et ils le font parce qu’ils considèrent que la Charité dégrade et démoralise. Ils ont parfaitement raison. Le rhabdomancien n’est pas là pour distribuer l’eau de sa source, il est là pour trouver la source. Ceux qui pensent le contraire n’ont rien compris à la baguette de coudrier.

La Charité est créatrice d'une multitude de péchés. Il faut le répéter comme une antienne à qui veut bien l’entendre.

Il reste encore à dire ceci : c'est chose immorale que d'employer la propriété privée à soulager les maux affreux que cause la privation de propriété privée ; c'est à la fois immoral et déloyal. Il faut que cesse ce misonéisme multiséculaire. 

Sous le nouveau régime, il est évident que tout cela changera. Il n'y aura plus de gens qui habiteront des tanières puantes, seront vêtus de haillons fétides, plus de gens pour procréer des enfants malsains, et émaciés par la faim, au milieu de circonstances impossibles et dans un entourage absolument repoussant.

La sécurité de la société ne sera plus subordonnée, comme elle l'est aujourd'hui, au temps qu'il fait. S'il survient de la gelée, nous n'aurons plus ces milliers d’hommes forcés de chômer, vaguant par les rues dans un état de misère répugnante, geignant auprès des voisins pour en tirer des aumônes ou s'entassant à la porte d'abris dégoûtants pour tâcher d'y trouver une croûte de pain et un logement malpropre pour une nuit. Chacun des membres de la société aura sa part de la prospérité générale et du bonheur social, et s'il survient de la gelée, personne n'en éprouvera d'inconvénient réel. Ces gens nouveaux passeront un hiver au chaud à préparer les balades champêtres du printemps.


Joel

 

PS : Il faut deviner de qui (et de quoi) ce texte est un infâme plagiat.

La consigne ==> ICI

 

 

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02 décembre 2006

Jeannot est en colère (Joël)

- Quand je pense qu’en 2018, ils ont réunit l’Union Astronomique Internationale, les mêmes qui 12 ans plus tôt avaient dégradé Pluton en planète naine, pour une taxinomie des exoplanètes et qu’il ont classé Mu Arae c dans les planètes telluriques potentiellement très accueillantes… et que, soit disant, cela devait faire progresser la science et l’humanité… Alors si je tenais l’autre andouille du bureau des migrations planétaires avec ses brochures en papier glacé… et bien… et bien…

- Jeannot tu ne devrais pas t’énerver comme ça, tu consommes de l’oxygène et c’est mauvais pour ta tension…

- Jeannine, n’essaye pas de nier les problèmes, j’ai quelques bonnes raisons de sortir de mes gongs. Quand je pense à cet enfoiré des migrations, qui se prétendait anthroposophe en plus, qui me parlait de Goethe et de Steiner comme s’il les avait connus personnellement… et qui m’a poussé le dithyrambe exoplanétaire avant de me glisser en confidence : « Tu vas voir la station Nord sur Mu Area c, c’est farniente et relaxation… On y a planté des forêts, tu te promèneras dans les sous-bois. » c’est tout juste s’il ne m’a pas chanté « Des montagnes, des forêts et des îles au trésor »

 

- C’est vrai, c’était un peu mensonger.

 

- Un peu ! Tu le vois comme moi, Jeannine, il n’y a rien ici… deux ou trois plantes, ces filaos rabougris et ces pins bonzaïs tout marron à perte de vue, et pas un animal à part des maringoins gros comme des porte-avions ou des brûlots invisibles, des mouches noires microscopiques qui t’arrachent la peau… même les derniers lapins n’ont pas tenu le coup…


- A cause de la myxomatose.


- Elle a bon dos la myxomatose. Moi je dis qu’ils n’ont pas fait correctement leur boulot cynégétique, c’est tout !



- On peut toujours manger ces gros haricots, ils sont assez nourrissants.


- Tu rigoles, quand ils ne nous font pas péter ils nous explosent leur graines à la figure, je me demande sur quelle planète ils les ont trouvés… cette déhiscence spontanée, c’est suspect, non ? Tu vois Jeannine, j’ai l’impression qu’on nous a donné le baiser la mort en nous envoyant ici. Quand je pense que les Horvilleur se promènent tranquillement du côté de OGLE-2005-BLG-390Lb et bien je suis vraiment écoeuré.


- Je te rappelle que c’est toi qui as choisi Mu Area c, tu trouvais ça plus poétique que OGLEtrucmuche.


- C’est vrai, le nom était bien plus joli, tu dois bien admettre !


- Arrête de voir tout en noir, Jeannot. Essaye la méthode Coué, pense plutôt qu’on aurait pu rester sur la terre… On en serait où aujourd’hui ? Morts de chaud, de soif ou atomisés sans doute… D’après moi on peut aimer cette planète, il y a des côtés positifs, on nous avait promis des minerais et on trouve de tout, de la pechblende, de la chalcopyrite, de la bauxite… 

 

- Peut-être mais les usines d’extraction ne marchent pas. J’ai lu sur le TGW, le trans-galactique Web, que OGLE était un vrai paradis, qu’on y trouvait même des minéraux jamais vus sur terre.


- C’est ça qui te mine, la comparaison avec OGLE… T’es encore jaloux des Horvilleurs… et puis tu devrais arrêter de passer autant de temps sur le TGW et aller bosser avec Lucien. Il a déjà réussi à extraire du cuivre lui.


- Lucien l’éternel optimiste.


- Moi pour qualifier Lulu, j’utiliserai plutôt l’antonyme, je te rappelle qu’il a passé le voyage à dire qu’on arriverait jamais sur Mu Area c, mais maintenant il bosse lui.


- Lucien, toujours Lucien… C’est vrai qu’il peut être pessimiste le Lulu… quand il nous a ressorti ses vieilles photos d’Islande et de Patagonie… Remarque que c’était comme ici, de la glace et des volcans…


- Oui, mais depuis qu’on est arrivé, il ne passe pas son temps sur le TGW, lui…


- N’empêche, Jeannine, que si je tenais le gars du bureau des migrations… Je lui ferais le coup de la torture tu sais comme dans François Premier avec Fernandel, la chèvre qui lui lècherait les pieds enduits de sel ou mieux une bonne séance de cyphonisme au miel avec toutes les mouches noires il serait servit cet enfoiré de bureaucrate anthroposophe.


joel_planete

 


Mots obligaroires "13 à la douzaine" n° 4

Posté par Christine_ à 12:17 - Joel - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 novembre 2006

Lulu (Joël)

Ma chère Christine,

doisneau_anitaJ’avoue que j’étais assez tenté de participer au jeu numéro 4 et puis j’ai pensé à Lucien. Je ne sais pas si je t’ai déjà parlé de Lucien. Lucien est l’homme le plus atypique que je connaisse. C’est à la fois une sorte de trublion de la photographie et un papy respectable de la pellicule argentique. Un jour il t’explique qu’à son âge, il a renoncé à tous les plaisirs, le lendemain il te parle de son oaristys avec une actrice jeune et jolie, un mot qui signifie idylle et qu’il est allé piqué dans une pièce de Jacques Tremblay. Il fait sans cesse des clichés de sa belle, il te bassine avec l’appel du désir comme l’agitation câline d’une onde passant de fleur d’eau à fleur de peau, avec le mouvement d’éveil des sens… la photo dansée licencieuse, érotique et interdite. Tremblay, une découverte de Lucien le roi de la serendépité.

Plus tard il te gavera avec un discours sur la protection des batraciens, il te parle d’une petite rainette verte qu’il a photographiée et recueillie dans les marais. Le lendemain, sans préambule, il te raconte sa soirée dans un restaurant de la Dombe où il prenait de bêtes photos de mariage et où il a mangé, paraît-il, les meilleures cuisses de grenouille de France.

Un autre jour il t’explique avec un enthousiasme magnanime que pour un diariste comme lui, habitué depuis des lustres à se mirer dans la page blanche, le blog est une aubaine fascinante, la semaine suivante, frappé d’aboulie et de sinistrose, il défie tous les blogueurs et te racontant l’altercation molle qu’il vient d’avoir avec un de ces cinglés de la toile qui n’a rien compris au journal intime et à la photo artistique et surtout qui ne voulait pas reconnaître que tout ce pataquès que l’on fait avec le Web ne sera jamais qu’un feu de paille, un piratage d’idées bateau, une misère de gens qui n’ont jamais rien à dire. 

Tu vois Christine, il faut vraiment que je te fasse connaître Lucien, l’homme de toutes les contradictions, des passions et du renoncement, capable de photos surréalistes comme ce peintre qui peint la neige du Semnoz ou à l’inverse de clichés très véristes à la Doisneau ou à la Willy Ronis. C’est bien simple, s’il fallait un mot pour résumer Lucien ce serait oxymore, Lulu est un oxymore sur pattes… avec appareil de photo.

Amitiés

Joël

        Mots obligatoires du "13 à la douzaine n° 2"


Posté par Christine_ à 00:32 - Joel - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 novembre 2006

Adamantin (Joel)

par_iciPar ici messieurs-dames la visite continue…

Le vicomte de Lapereau qui, entre parenthèse, préférait qu’on l’appelle d’Ouble car il n’avait jamais aimé son Zoonyme, le vicomte donc, a fait construire ce château, au début du XIXième siècle, au lieu dit Ouble, après avoir asséché le marais environnants. Sur la droite, vous pouvez voir ces charmantes miniatures accrochées à une cimaise. Je vous laisse deviner le thème de cette collection de portraits… Eh oui, madame a raison, enfin presque, ce ne sont pas des animaux mais des gens à zoonyme, madame Vache pour l’élégante dénudée à gauche, monsieur Caniche pour le barbu du milieu à l’œil de satyre, et les frères Chameau avec leur chapeaux melons sur cet élégante toile du XVIII ième.

La salle dans laquelle nous entrons, qui a longtemps servi de boudoir à la vicomtesse est appelée la salle des phéromones à cause de l’odeur étrange et prétendument aphrodisiaque qui s’est imprégnée dans les tentures. N’hésitez pas à respirer à plein poumon, on prétend que les gens stressés en ressortent apaisés.

La pièce suivante est la chambre des empaillés ou salles des vibrisses. A gauche une belle collection de chats, des siamois, des européens, des abyssins, des balinais, un superbe mau égyptien, et à droite des rats, le vicomte était un grand collectionneurs de rats, on distingue des Long-Evans ces rats de laboratoire que l’on dit plus intelligents que bien des humains, des rats gris les grey-robe, des rats d’égouts presque noirs capturés dans les environs d’Ouble par le vicomte lui-même.

Voici la chambre de la vicomtesse où ont séjourné les nombreuses conquêtes du vicomte qui les accueillaient quand son épouse partait chasser le pihi dans les montagnes corses avec sa bande de robustes veneurs, des jeunes gens recrutés dans le voisinage d’Ouble. Le vicomte appelait toujours de ses vœux  la capture et la naturalisation d’un pihi mais il bien connu que cet oiseau vient à bout des meilleurs rabatteurs même traqué par leur longue lance.

Suivez-moi messieurs-dames…

Nous entrons dans la grande salle des spectacles. C’est ici que le vicomte faisait jouer ses pièces. Les villageois l’appellent maintenant la salle du Show Lapin. Le vicomte était paraît-il un piètre auteur dramaturge mais très prolixe et licencieux. Il confiait ses œuvres aux meilleurs metteurs en scène et exigeait que ses didascalies soient parfaitement exécutées. On raconte qu’il aurait renvoyé un metteur en scène qui n’avait pas exigé que l’actrice se déshabille comme indiqué à la fin de la scène. L’homme avait bien argumenté qu’il avait respecté l’essentiel du paradigme en demandant à l’actrice de poser son châle mais le vicomte n’avait rien voulu savoir.

A main gauche vous pouvez voir ce petit compendium fabriqué par le vicomte d’Ouble pour l’éducation de son fils. Il tenait à ce que son héritier sache utiliser les mesures de l’ancien régime, ces objets se pèsent donc en onces, se mesurent en toises et en coudée, en boisseau, en muid et en setier.  On remarquera derrière la vitre, ce petit bijou qui n’est pas un diamant malgré son apparence adamantine mais une aigue marine, on suppose qu’il était ici pour illustrer le carat, non pas le carat métrique, ni le carat Font ou le carat thé, mais le carat qui valait un tiers d’obole encore utilisé par la bijoutiers de nos jours.

Par ici mesdames et messieurs… attention à la marche…

Vous entrez dans la salle de médiation de la vicomtesse. On la nomme aussi salle du pilier des égrégores,  C’est ici qu’après  une vie de débauche la vicomtesse venait se reposer. Elle faisait appel aux meilleurs thérapeutes et tentait d’établir ici un puissant courant spirituel en harmonie avec le Cosmos. On pratiquait dans cette salle le yoga tantrique, le yoga aérobic, le hatha-yoga, le thatha-yoga, le ghagha yoga, et aussi une forme de yoga du rire qu’on appelait la gélothérapie.

La visite se termine ici, messieurs-dames. Avant de quitter le château pour aller vous promener dans le merveilleux jardin botanique et sa collection unique d’arbres aux quarante écus, les ginkgos biloba plantés par un descendant du vicomte d’Ouble, je vous conseille d’essayer la gélothérapie. La recette consiste à appuyer votre main contre le pilier des égrégores puis à penser à une anecdote drôle et à laisser venir doucement le rire. Pas plus tard qu’hier une dame a eu un véritable orgasme d’une bonne dizaine de minutes en pratiquant ainsi.

Attention aux escaliers en sortant et si la visite vous a plu, n’oubliez pas le guide.

Joel


La consigne ==> ici

Posté par Christine_ à 20:30 - Joel - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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